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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 12:07

Définition de la violence psychologique

Aujourd'hui, la violence psychologique est considérée comme une violence à part entière, distincte de la violence physique ou sexuelle.

La violence psychologique se définit par la destruction de l'estime de soi et / ou du sentiment de sécurité dans les relations où souvent il y a un rapport de pouvoir entre personnes. La violence physique est ainsi reconnue au sein du couple, entre adulte et enfant et dans le cadre du travail. Au travail, on parle souvent de harcèlement moral pour décrire une situation de violence psychologique.

Contrairement à la violence physique, la violence psychologique est insidieuse, insaisissable. Parfois même, ni l'agresseur ni la victime en ont conscience.

Violence psychologique

Les signes de la violence psychologique

La violence psychologique est marquée par plusieurs signes :

- l'humiliation et le jugement négatif

L'agresseur se moque de sa victime, parfois même en présence des autres. L'agresseur ridiculise, rejette et reproche à l'autre d'être trop sensible quand la victime ose dire quelque chose. Et d'ailleurs tout ce que pense la victime est sans intérêt, idiot, mal à propos.

- la domination, la honte et le contrôle

L'agresseur traite sa victime comme un enfant qui ne comprend jamais rien et a toujours un comportement inapproprié. En conséquence, il lui demande toujours des comptes sur ce qu'elle fait comme pour mieux railler et dévaloriser.

- l'accusation, le blâme, les exigences

Comme la victime a toujours tort, l'agresseur ne présente jamais d'excuses. Tous les blâmes, toutes les accusations sont en sens unique. Le manque de respect est éloquent.

- la distanciation émotionnelle, l'isolement, l'abandon ou la négligence émotionnelle

L'agresseur boude et se refuse d'accorder de l'affection à sa victime par punition. Il détourne toujours la critique sur sa victime et ne prend jamais la responsabilité de ses actes et de ses attitudes. L'agresseur ne remarque jamais les émotions qui traversent sa victime. Il ne pose jamais de questions pour savoir comment va sa victime. Il n'a aucune empathie, car quand l'agresseur écoute c'est souvent pour mieux marquer son dédain et son impatience.

Evidemment, pour parler de violence psychologique, il faut que tous ces signes soient répétés dans le temps, c'est à dire qu'ils se produisent très régulièrement et de façon pratiquement constante.

L'agresseur

L'agresseur utilise la violence pour contrôler l'autre. Le plus souvent, l'agresseur est un anxieux qui depuis l'enfance a peur que les événements aillent mal. Pour éviter l'échec, sa stratégie d'adaptation à ses craintes va être d'essayer de tout contrôler. Mais comme leur anxiété vient de lui et non des autres, l'agresseur ne parvient pas à gérer son anxiété. Il entre alors en colère chronique. "J'ai mal et c'est de ta faute." Souvent, l'agresseur a un trouble de la personnalité, narcissique ou antisociale.

L'agresseur peut être un hyperactif, bourreau de travail ou un sédentaire bloqué sur le canapé.

La victime

La victime a très vite le sentiment d'être invisible, peu attrayante et sans valeur. Souvent, elle marche continuellement sur des oeufs pour tenter de maintenir la paix. La victime a tendance de se remettre toujours en cause, à se critiquer, à se blâmer. La victime, pensant que c'est elle qui a le problème, finit alors par s'isoler. En fait, la victime va développer des mécanismes de déni, de minimisation pour s'adapter et composer avec son stress.

Si la violence psychologique perdure dans le temps, les effets à long terme peuvent causer un grave traumatisme émotionnel et conduire vers la dépression.

Que faire face à la violence psychologique ?

La première chose à faire est d'en prendre conscience. Cela parait facile à dire, mais ce n'est pas si évident que cela pour la victime qui pense que tout le problème de la relation vient de ses défauts et non de ceux de son agresseur. Cette première étape peut être véritablement douloureuse et effrayante.

Ensuite, il faut se faire aider par quelqu'un d'extérieur à la relation pour faire cesser soit les comportements de l'autre, soit cesser tout simplement la relation.

Si la victime ne peut pas quitter la relation et si l'agresseur n'a pas l'intention de changer, voici quelques pistes à suivre pour améliorer la situation :

1. Mettre ses besoins en premier

La victime doit cesser de protéger son agresseur et de tenter de lui plaire à tout prix. Il faut que la victime prenne soin d'elle même sans tenir compte des chantages affectifs de l'autre.

2. Fixer des limites

La victime doit dire à l'agresseur tout ce qu'il n'est plus possible qu'il fasse : crier, être impoli, dévaloriser. Si le comportement se produit, la victime doit dire "non" et quitter la pièce.

3. Ne pas argumenter

Dans une discussion où la colère de l'agresseur monte, la victime ne doit surtout tenter d'argumenter. Il faut rester calme. Si l'agresseur ne comprend pas qu'il prend la pente dangereuse de la violence verbale, il faut quitter la pièce sans s'expliquer davantage.

4. Réaliser que seul l'agresseur peut se changer

La victime ne doit pas prendre en charge le changement de comportement de l'agresseur. C'est à l'agresseur de reconnaitre la qualité destructrice de ses attitudes et de ses mots.

5. La victime n'est pas à blâmer

Après la prise de conscience, c'est la seconde étape de la reconstruction : la victime n'est pas à blâmer. Ce n'est pas elle qui porte le problème de la violence.

6. Solliciter de l'aide et du soutien

Il faut avoir le courage d'en parler autour de soi, dans la famille et aux amis. La victime devrait pouvoir les solliciter facilement et recourir à leur appui aussi souvent que nécessaire. La victime ne doit pas se sentir seule et isolée. Une aide psychologique permet très souvent de prendre la distance nécessaire à la relation et permet de reconstruire l'ego de la personne victime;

7. Elaborer un plan de sortie

Ce n'est pas toujours facile de quitter une relation. Mais il faut se préparer à le faire. Il faut chercher les solutions qui existent.

Tous ces conseils ne sont pas simples à suivre. Mais plus la victime sera entourée et plus vite la situation se clarifiera.

La violence psychologique érode lentement le sentiment d'estime de soi, la sécurité et la confiance en soi et aux autres. Elle est parfois plus préjudiciable que la violence physique car elle désintègre la valeur personnelle. Les cicatrices psychologiques peuvent être à vie.

 

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Mary Gohin - dans Communication
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 09:55

Penser à utiliser Internet pour consulter un professionnel est de plus en plus une pratique acceptable et acceptée par les clients et les profesionnels.

La pratique est déjà bien en place pour la consultation d'un avocat et se met en place pour les questions médicales et psychologiques.

Les avantages d'un entretien psychologique par vidéo

Une consultation avec un psychologue à distance en ligne peut s'envisager autant de façon ponctuelle (on a une question à poser) ou de façon thérapeutique (on a besoin de réduire ou supprimer un malaise). 

La consultation permet de supprimer le déplacement au cabinet du professionnel puisqu'on réalise l'entretien là où on veut pour peu que l'on ait une connexion. Ainsi celui qui a de nombreux déplacements professionnels peut suivre une thérapie au rythme voulu sans tenir compte des contraintes géographiques.

Le second avantage est que le choix du thérapeute est libéré des contraintes géographiques. Ainsi, une personne habitant dans une banlieue ou en pleine campagne n'est pas obligé de choisir parmi les psychologues autour de chez elle. Elle peut choisir selon un autre critère : les horaires, l'expérience... De la même façon un Français résidant à l'étranger peut recourir à un professionnel français avec lequel il partagera la même langue maternelle et la même culture (jai moi même été de longues années expatriée).

Des études ont montré que cette méthode est tout aussi efficace qu'une méthode en face à face parce que la vidéo permet non seulement la communication verbale mais aussi la communication non verbale qui est absente quand on est au téléphone mais bien présente quand on est en vidéo.

Certains y voient un autre avantage parce qu'ils se disent plus détendus en étant dans le confort de leur maison et donc plus capable de parler librement des problèmes auxquels ils sont confrontés.

Qui peut être intéresssé par une consultation avec Skype ?

Un entretien psychologique peut être intéressant pour les personnes dont les circonstances font qu'il est difficile pour eux d'assister en face à face à des séances de thérapie

- Ceux qui ne peuvent pas se déplacer

- Ceux qui n'ont pas le temps d'aller consulter en face à face

- Ceux qui vivent à l'étranger : les expatriés qui n'ont pas près de chez eux un psychologue dont le français est la langue maternelle comme eux ou les gens de la métropole qui travailles dans les DOM TOM

- Ceux qui aiment la liberté qu'offre Internet

Renseignements pratiques sur la consultation en ligne

Vous pouvez choisir une consultation de 25 ou 50 minutes.

Le prix pour une durée 25 minutes sera de 31 euros

Le prix pour une dirée de 50 minutes sera de 62 euros.

Vous pouvez modifier ce choix d'un entretien à l'autre si vous choisissez de poursuivre une thérapie avec moi, mais vous ne pouvez pas modifier la durée au cours de l'entretien (à cause de mon planning)

Mode d'emploi d'un soutien psychologique en ligne

- Demandez moi un rendez vous par téléphone ou par messagerie me précisant la durée souhaitée, le jour et l'heure. Si vous résidez hors la France, précisez si vous tenez compte du décalage horaire existant.

- Choisissez parmi les plages horaires que je vous propose celle qui vous convient ou précisez ce qu'il vous conviendrait mieux.

- Après avoir accepté l'horaire et reçu mon RIB, contactez votre banque pour m'ajouter à vos bénéficiaires de virement.

- Précisez moi votre nom sur Skype afin que je vous inscrive dans mes contacts.

- Au jour et à l'heure dite, contactez moi par Skype.

- Une fois l'entretien terminé, donnez l'ordre de virement à votre banque et envoyez moi un message pour indiquer le virement réalisé.

 

 

Alors n'hesitez plus si vous êtes intéressé. Cela fait maintenant 3 ans que je consacre les lundis et les mardis à des clients (patients) par Skype.

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Mary Gohin - dans Communication
16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 08:26

Issu de l'analyse transactionnelle, intégré dans les jeux psychologiques décrits par la théorie, le triangle dramatique a été modélisé par Karpman et s'applique à toutes les interactions humaines, qu'elles soient dans le domaine personnel, en relation de couple ou dans le domaine professionnel, en relation d'équipe de travail. 

Ce modèle énonce que, dans certaines situations d'interactions conflictuelles, les acteurs (en psychologie sociale, celui qui est en situation sociale est appelé un acteur) vont créer un jeu psychologique dramatique au tracé prévisible pour endosser un des rôles prédéfinis et interchangeables du drame. 

triangle-Karpman.png

Ces trois rôles sont ceux que nous jouons quand nous entrons en conflit avec l'autre.

La Victime "Pauvre de moi !"

Dans le drame de l'interaction, c'est une personne qui souffre depuis longtemps, et ressent un sentiment d'impuissance, de désespoir. Cette personne a sans cesse autant besoin d'aide que de critiques et de blâmes pour se sentir malheureuse. Pour elle même, cette personne se sent irréprochable, même si extérieurement, elle parait toujours découragée, incapable de prendre des décisions.

Son ton de voix est souvent triste et ses messages tournent autour de "Après tout ce que je fais pour ..." "Je n'ai rien fait pour créer cette situation que je suis incapable de modifier" "Je suis seul au monde" "Je suis débordé de travail". 

Il y a deux sortes de Victimes 

1. La Victime soumise : elle se sent dévalorisée et faible. Elle a souvent une très forte peur de manquer. 

2. La Victime rebelle : elle est agressive et lance beaucoup de revendications. Elle a souvent une très forte peur d'être abandonnée. 

Le Persécuteur " Tout est de ta faute !"

Dans le drame de l'interaction, c'est une personne qui a tendance à rabaisser les autres, les critiquant parce qu'ils sont stupides, incompétents. Le Persécuteur blâme, critique, accuse et pense que tous les problèmes liés à la situation conflictuelle sont dus aux défauts des autres, et en particulier à celui qui se place en victime. Le Persécuteur est dans le droit. Souvent, le Persécuteur pense qu'il contrôle très bien la situation et que sans sa présence, tout serait catastrophique. C'est quelqu'un qui est très souvent en colère et se place autoritairement par rapport aux autres. 

Son ton de voix est autoritaire et agressif. Il lance des messages tels que  "Vous ne seriez pas dans cette situation si vous m'aviez écouté", "Ce que je fais est mieux que toi", "Je ne veux pas vous blessez, je vais être franc avec vous"

Le Sauveur "Je vais vous aider"

Dans le drame de l'interaction, c'est une personne qui a tendance à se voir en position "haute". Il se pose en sauveur que les autres le veuillent ou non, alors qu'inconsciemment il ne veut sauver personne. Au contraire, il va maintenir la Victime dans son rôle de Victime et s'attendre à l'échec de son intervention. Le Sauveur se considère comme foncièrement bon. 

Ses messages sont de ce type : "Racontez moi, je comprends tout", "Je me charge de tout", "À votre place, je..." 

Le mécanisme du jeu psychologique

On entre dans le triangle par n'importe quel côté, sachant que l'on peut changer de rôle à tout moment. Mais on a souvent un rôle qui domine plus souvent que les autres. 

Les acteurs du jeu manquent complètement d'empathie et sont englués dans le rôle qu'ils endossent. Le jeu va offrir à chacun une identité qui remplit le vide. Les acteurs deviennent dépendants les uns des autres. 

Le jeu créé le malaise et engendre la souffrance, quel que soit la position que l'on prenne. 

Le rôle central est tenu par la Victime. Son blâme et sa culpabilité cimentent le jeu, laissant tourner en rond le processus qui n'a finalement jamais de solution, tant que les acteurs prennent un rôle.

Le triangle dramatique est alimenté par le changement de rôle. La Victime devient Bourreau ou Sauveur, Le Sauveur devient Victime ou Sauveur, etc...

L'interaction peut mettre en scène deux, trois ou plusieurs personnes. 

Certaines personnes jouent le triangle tout seul avec tout le monde. Cela veut dire qu'il se place sur un rôle et sont toujours en quête d'un partenaire du jeu. 

Un exemple

Voici un exemple d'interaction entre un mari et sa femme. 

Paul (Persécuteur) : C'est encore brûlé ce qu'on mange ! 

Virginie (Victime) : Il a fallu que je réponde au téléphone ! 

Paul (Persécuteur) : Ah ! Encore le téléphone, tu es toujours au téléphone ! 

Virginie (Victime) : Je suis bien obligée de répondre quand il sonne. 

Paul (Persécuteur) : Et le répondeur il sert à quoi ? Si tu le laissais faire son travail, tu pourrais faire le tien correctement !

Virginie (Sauveur) : On ne sait jamais ce qui peut arriver. Il faut que je réponde ... si c'était important ? Si c'était ma mère ou ta mère ... ou je ne sais qui, qui a besoin d'aide. 

Paul (Victime) : Je travaille toute la journée à un poste que je déteste. 

Virginie (Sauveur) : Oui, tu fais un travail difficile. 

Paul (Victime) : Et je ne peux même pas m'asseoir pour un bon dîner ! 

Virginie (Sauveur) : Je peux faire autre chose, si tu veux. 

Paul (Persécuteur) : Ah ! non ! Cela va prendre trop temps comme d'habitude. 

Virginie (Persécuteur) : Si tu te bougeais pour répondre au téléphone, je ne serais pas obligée d'être au four et au moulin et le dîner ne serait pas brûlé ! 

Paul (Victime) : En rentrant, j'ai juste besoin de m'asseoir et de me détendre. Tu ne sais pas ce que c'est ! 

Virginie (Persécuteur) : Bien sur ! Comme si s'occuper des enfants et de la maison, n'était un travail ! 

Le dialogue peut se poursuivre indéfiniment. Il n'y a pas de solution parce que chacun endosse son rôle et ce rôle incite l'autre à endosser le sien. 

Ce jeu est répétitif et épuisant.

Se sortir du triangle dramatique 

Nous avons tous la possibilité de nous retirer du jeu ou mieux de ne jamais y entrer. 

La réponse la plus simple est celle qui se place sur la non défensive. Il faut arrêter le jeu, prendre sa distance par rapport à ce qui est dit et surtout prendre conscience du jeu qui s'installe pour pouvoir le refuser. Car dans un jeu, il faut des joueurs ! 

Virginie (Persécuteur) : Si tu te bougeais pour répondre au téléphone, je ne serais pas obligée d'être au four et au moulin et le dîner ne serait pas brûlé ! 

Paul : Oui, c'est vrai

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Paul (Victime) : En rentrant, j'ai juste besoin de m'asseoir et de me détendre. Tu ne sais pas ce que c'est ! 

Virginie : Je suis désolée que tu te sentes fatigué. 

 

Après des réponses non défensives, les arguments de l'autre s'épuiseront. Ce n'est ni faire des compromis, ni perdre la face, c'est savoir écouter l'autre et prendre la réalité de l'autre en compte. 

En fait, chaque fois que vous êtes mal à l'aise dans une relation, il y a de forte chance pour que vous soyez à l'intérieur du triangle en train de tenir un rôle. 

Il faut apprendre à reconnaître le jeu, à en prendre conscience pour en sortir ou mieux, ne pas y entrer. Mais attention, les autres vont essayer de vous tirer à l'intérieur du triangle. 

Pour ne pas y entrer ou en sortir, il faut : 

- Être honnête : dire ce que vous pensez sans vous mentir dans les situations difficiles. 

- Se respecter et respecter les autres : assumer sa responsabilité sans se sentir coupable, avoir de l'empathie en apprenant à s'aimer. N'être ni effacé, ni narcissique. 

- Négocier pour pouvoir gérer la complexité des situations : penser groupe ou couple et non individu émotionnellement trop dépendant. 

 

Dans un couple, il faut que chacun prenne conscience du rôle qu'il joue, de la façon dont il est créé. Il faut bannir les fautes et les blâmes, accepter de devenir responsable de sa propre contribution aux difficultés relationnelles. Les deux parties doivent comprendre qu'ils ont le choix. Un Persécuteur ne peut pas vous forcer à être Victime et une Victime ne peut pas vous obliger à devenir Sauveur... etc.. 

Dans une équipe de travail, il faut s'assurer que l'on n'est pas entré dans le jeu. Si vous avez des difficultés interpersonnelles, alors vous êtes dans le triangle et donc dans le déni. Il faut améliorer la cohésion de l'équipe pour la sortir du jeu, en faire un groupe à traiter dans son ensemble. Il faut replacer les besoins de l'équipe, ses attentes et ses objectifs. Il ne faut pas entrer dans les détails. 

Quand on sort du triangle, on joue des situations gagnant - gagnant !!!! 

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Mary Gohin - dans Communication
2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 20:12

Ces trois mots sont trois concepts distincts très intéressants à interroger quand je m'aperçois que certains de mes patients les utilisent comme mots interchangeables. Or, ils ont des sens différents sur nos comportements, nos pensées et nos émotions.

L'empathie

Par définition, l'empathie est la capacité non seulement d'identifier les émotions des autres, mais aussi d'être à l'écoute de l'expérience émotionnelle des autres. L'empathie est alors soit une pensée, soit une pensée et une émotion.

Elle n'est qu'une pensée (une intellectualisation  de l'expérience) si en voyant quelqu'un pleurer j'en conclus que la personne est triste, même si la personne ne dit rien. Elle n'est qu'une pensée si en voyant quelqu'un se faire mal j'en conclus que la personne ressent de la douleur, même si la dite personne ne crie pas. 

Pour que l'empathie soit et une pensée et une émotion, il faut que je ressente une certaine version atténuée de l'état ressenti par la personne. Et c'est souvent parce que j'ai eu l'expérience de ce que ressent la personne, que je peux ressentir ce qu'elle ressent.

L'empathie est une capacité fondamentale de l'être humain. Ne pas avoir d'empathie pose autant de problème que d'en avoir trop.

Quand on n'en a pas d'empathie, on ne repère pas les émotions des autres et on ne parvient que difficilement à créer des relations intimes et complices.

Quand on a trop d'empathie, notre objectif de vie devient la résolution des problèmes. On supprime alors aux autres la capacité de ressentir les conséquences naturelles de leurs émotions et de leurs comportements en les prenant continuellement en charge. Et on finit par ressentir de la colère et du ressentiment parce qu'on a l'impression d'avoir trop donner de nous mêmes.

Pour conserver une empathie équilibrée, il est nécessaire de trouver le juste équilibre entre l'écoute de l'autre et le respect de soi.

Dans la vie courante, on dira : "Je vois que tu es déçu et je peux comprendre pourquoi."

La sympathie

La sympathie est une prise de conscience du vécu d'une autre personne avec le sentiment que la situation est digne d'attention de notre part. C'est une sensibilisation à la connaissance de l'autre. C'est la possibilité de sélectionner les bonnes réponses émotionnelles appropriées pour les états émotionnels apparents de l'autre.

Il y a entre nous et l'autre une distance émotionnelle car dans ce cas, on ne prend pas l'émotion de l'autre pour nous même. Cela veut dire que l'on garde une certaine distance. Or, cette distance peut nous permettre de nous mettre à la place de l'autre (et non penser à sa place) pour l'aider comme il le souhaite et non comme nous aimons être aidés;

Dans la vie courante, on dira : "Je suis désolée pour vous. Est-ce que je peux vous aider ?"

La compassion

La compassion consiste à souffrir, subir quelque chose avec une autre personne. Cette capacité nous oblige à nous mettre dans la peau de l'autre, nous immerger dans son point de vue et sentir l'émotion comme si on ressentait la même. Mais la principale caractéristique de cette capacité est l'action. On peut considérer la compassion comme la traduction de l'empathie en action. Compatir veut dire vouloir aider en examinant les moyens qui peuvent aider l'autre à se sentir mieux.

La compassion peut s'étendre à tous les êtres humains, contrairement à la sympathie ou la compassion qui concernent nos proches.

Dans la vie courante, on dira : "Je comprends ta fatigue. Je vais aller faire les courses et tu vas te reposer."

Résumé

La sympathie se concentre sur la sensibilisation

L'empathie se concentre sur l'expérience

La compassion se concentre sur l'action.

 

L'empathie pourrait être réservée à notre capacité à internaliser l'état mental de l'autre. La sympathie permet la préoccupation pour identifier l'expérience de l'autre, sans nécessairement l'intérioriser. La sympathie est plus proche de la compassion que de l'empathie. 

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Mary Gohin - dans Communication
3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 15:25

Qu'est-ce que la colère ?

La colère est une émotion, une réponse naturelle souvent automatique à la douleur, que la douleur soit physique ou mentale.

La colère se produit quand on se sent mal, quand on se sent rejeté, menacé ou délaissé. En fait, le type de douleur ne détermine pas le type de colère. La colère fait suite à la douleur si la douleur est ressentie comme désagréable. Mais la douleur n'entraine la colère que si elle est associée à une pensée négative, la pensée que quelqu'un d'autre tente de nous blesser.

La colère est une émotion sociale. Elle a toujours une cible, que ce soit une colère contre quelqu'un, contre quelque chose ou contre nous même.

On peut aussi constater que certaine fois, on se met en colère pour ne pas ressentir ou pour atténuer la douleur. La colère est alors un substitut à la douleur. La colère est comme une distraction, une façon de faire passer notre douleur à celui contre lequel est dirigée notre colère. J'ai mal alors je te fais mal.

La colère nous protège alors de la douleur et nous détourne de vrais sentiments. Elle nous aide à cacher la peur ou le sentiment de vulnérabilité que fait naître la douleur.  Nait alors un sentiment de justice, de puissance et de supériorité. Je suis en colère alors je n'ai plus peur et c'est moi qui ai le pouvoir. De plus, notre colère nous semble toujours justifiée.

La colère offre alors un coup de pouce à notre estime de soi. 

Le problème est que la colère ne fait pas disparaitre la douleur. Elle ne résout pas les problèmes et même souvent tendance à en créer de nouveaux, tant en ce qui concerne nos rapports sociaux que notre santé.

La gestion de la colère

On a souvent recours à la métaphore de la cocotte-minute pour parler de la colère. Que faire quand la cocotte-minute est en pression maximum ?

Il y a donc trois grandes façons de gérer la colère :

1. Enfouir sa colère

Dans le cas de métaphore de la cocotte-minute, il s'agit de maintenir la pression à l'intérieur de la cocotte minute.

C'est l'attitude la plus répandue : on cache sa colère, on met son mouchoir par-dessus et on tente d'oublier. Mais cette stratégie est souvent très couteuse. Sur la santé, parce que l'on peut alors développer des maladies psychosomatiques. Sur la relation à l'autre, parce qu'il est fort possible qu'un jour on ne puisse plus la cacher et qu'elle explosera souvent bien au-delà de ce qu'elle est réellement.

Autrement dit, en maintenant la pression de la cocotte-minute à l'intérieur, elle va exploser.

2. Exprimer sa colère

Dans le cas de métaphore de la cocotte-minute il s'agit de libérer la pression par à coup pour réduire la vapeur.

Cette stratégie considère la colère comme une pression intérieure qu'il est nécessaire d'évacuer avant qu'elle nous explose à la figure, comme pour éviter l'inconvénient de la stratégie n°1. Le problème est que souvent, cette expression va augmenter l'agressivité et que souvent, cela ne va faire qu'empirer la situation. L'expression de la colère peut être également être vécu comme se défouler avec son corps : par exemple courir ou taper dans un ballon.

3. Se débarrasser de la colère

Dans le cas de métaphore de la cocotte-minute, il s'agit alors de réduire la chaleur en baisant la flamme.

C'est une stratégie intéressante parce que, contrairement aux deux autres stratégies, une fois que l'on est débarrasser de la colère, on peut faire face à la douleur qui a provoqué la colère.

Comment se débarrasser de la colère ?

1. Faire une pause et compter jusqu'à 10

Quand on sent monter la colère, il faut absolument se retenir de parler. On peut prendre plusieurs inspirations volontaires lentes en comptant jusqu'à 10 en réfléchissant à ce qui peut être dit, c'est à dire tout ce que vous ne regretterez jamais.

2. Prendre le temps de s'auto-analyser

La colère étant la conséquence d'une douleur, essayez de comprendre ce qui vous a fait mal, pourquoi cela vous a fait mal.

Cette phase est très importante parce que vous touchez du doigt le vrai sentiment qui vous anime. Vous ne vous mentez pas, vous apprenez même quelque chose de vous.

3. Envisager les moyens d'action

Une fois que vous avez bien respiré, que vous avez compris ce qui vous avait fait mal, vous pouvez envisager la façon dont vous allez réagir.

 

Toute cette stratégie va vous permettre de reprendre le contrôle de votre environnement et de ne pas blesser vos relations sociales et votre corps.

 

 

 

 

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Mary Gohin - dans Communication
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 17:36

 

 

Le divorce est une histoire de responsabilités d'adultes. Mais parce que c'est aussi une histoire très chargée émotionnellement, les enfants y sont grandement mêlés quel que soit la façon dont la procédure se fait. Les adultes ont mal, les enfants aussi et la douleur des uns comme celle des autres est inévitable.

Le monde des uns et des autres est bouleversé, même si le degré de ce bouleversement dépend de plusieurs paramètres : l'entente des parents, l'âge des enfants, le soutien de la famille, des amis.

Comment l'enfant d'un divorce est-il touché ?

L'enfant peut ressentir un sentiment de perte quand il perd son environnement et son mode de vie. Il peut également avoir de la colère vis à vis de cette rupture ou vis à vis de l'un de ses parents. Il peut avoir l'impression d'être en insécurité et donc avoir peur d'être abandonné puisque si un adulte peur partir, l'autre aussi peut faire la même chose. Ce sentiment d'insécurité peut modifier leurs comportements : énurésie nocturne, cauchemars, désobéissance, isolement.

Plus l'enfant est jeune au moment du divorce est plus il est vulnérable aux problèmes émotionnels.

En résumé, voici les signes de stress chez un enfant d'un couple en séparation :

Les tout petits de moins de 3 ans peuvent avoir des problèmes de sommeil et des crises de colère.

L'enfant de 3 à 5 ans, peut se sentir coupable, se blâmer et avoir peur d'être abandonné, montrer des signes d'agressivité de colère, avoir un sommeil agité.

L'enfant de 6 à 8 ans peut devenir triste parce qu'il se sent rejeté, abandonné, se sentir déchiré en vivant un conflit de loyautés, penser à des réconciliations, avoir des problèmes de comportements désorganisés.

L'enfant de 9 à 12 ans peut essayer de mettre de l'ordre dans la situation parce qu'il est capable de comprendre clairement ce qu'il se passe. Mais il peut avoir peur de la solitude, blâmer le parent en cause du divorce, devenir hyperactif pour éviter de penser au divorce, avoir des plaintes physiques.

L'adolescent peut avoir peur d'être isolé, différent et solitaire. Il peut avoir envie d'indépendance, se sentir en concurrence avec un parent et inquiet pour son avenir.

Cela dit, ce portrait un peu noir de l'enfant de divorcés selon les âges est non seulement évitable mais aussi traitable.

Que faut il ne pas faire et ou ne pas dire aux enfants d'un divorce ?

1. Ne jamais médire de l'autre parent.

Parfois l'un des parents se sent la victime de l'autre. Or, comme je le dis toujours en thérapie de couple, s'il y a deux personnes, il y a deux réalités. Nous ne pouvons pas être objectifs. Nos émotions sont toujours trop présentes pour qu'elles ne le soient. Les accusations des parents l'un envers l'autre ne regarde que le couple et surtout pas la famille. Il faut alors observer une grande retenue pour éviter de faire des accusations devant l'enfant que ces accusations soient faites à l'enfant sur l'autre parent ou sur l'autre parent à portée de voix de l'enfant. Aucun enfant ne doit entendre une accusation faite à l'autre parent.

2. Ne jamais prendre un enfant pour confident.

Ce qui est valable dans une famille unie l'est encore plus dans une famille désunie. La place d'un enfant n'est pas la place d'un ami.

L'enfant a besoin d'espace psychologique pour se développer. Quand un enfant devient le confident d'un parent, il n'a plus de temps pour se concentrer sur ces émotions propres. Et comme les enfants sont souvent des "éponges", ils absorbent l'énergie, la colère, la tristesse et sentent coupables et impuissants.

3. Dire la vérité, mais pas n'importe laquelle.

Pour que l'enfant conserve la confiance qu'il a vis à vis de ses parents, l'enfant a besoin de la vérité. Mais pas n'importe quelle vérité. La vérité des faits et non celle des détails. La vérité qu'il peut comprendre et accepter. La vérité en excluant les thèmes adultes, c'est à dire tout ce qui concerne principalement la sexualité.

Si l'un des parents part pour vivre avec quelqu'un d'autre, annoncez le fait, sans vous étendre davantage et spécifiant la différence qu'il y a à ne plus s'aimer entre parents et aimer ses enfants.

Si l'un des parents se sent déprimé, en colère ou blessé, il faut le dire le plus simplement du monde en expliquant que c'est normal et que cela va se surmonter. C'est un passage difficile mais logiquement chargé d'émotions négatives.

Si l'un des parents se retrouve dans des difficultés financières, il faut le dire toujours très simplement en disant que l'on ne peut plus faire ceci ou cela, tout en les rassurant sur ce qui est possible de faire sans problème.

Si l'un des parents déménage, il faut informer l'enfant le plus tôt possible et leur dire comment vous envisagez le nouveau quotidien.

Tout ceci va permettre de conserver la confiance que l'enfant a vis à vis de ses parents. L'enfant a d'autant plus besoin de ressentir de la confiance vis à vis de ses parents que sa routine est modifiée et que les choses sont confuses.

Le mensonge ou le non-dit ne peut que favoriser le stress, l'anxiété et l'insécurité.

4. Conserver le respect vis à vis de l'autre parent

Plus la relation entre les parents séparés est harmonieuse et plus l'enfant se sentira en sécurité. Le fait de ne plus s'aimer, n'empêche pas le respect.

Les parents peuvent avoir des opinions différentes ou même des valeurs différentes. Les parents se séparant vont renforcer leurs différences. Ces différences peuvent être source de conflit. Et ce conflit doit conserver le respect de l'un et de l'autre. C'est l'apprentissage de l'acceptation des différences et du respect de ces différences.

C'est sans doute le point le plus difficile et le plus crucial. Mais en apprenant cela, l'enfant comprendra qu'il n'est pas nécessaire de fuir les conflits mais de les affronter avec respect mutuel.

5. Il est nécessaire de parler aux enfants

Dès que la décision est prise, il faut le dire à l'enfant.

Pour cela, on peut prévoir ce que l'on va dire en se souvenant que la bonne communication est précise, concise et clair.

Il faut expliquer ce qu'il se passe, redire qu'on les aime et comment la situation va évoluer. Autrement dit, il faut être concret, dire où l'enfant va vivre, avec qui ... etc

Il faut aussi parler des fêtes, des anniversaires, des événements familiaux importants, des vacances, de l'école etc...

Évidemment, une explication à un enfant de 3 ans est différente d'une explication à un enfant de 15 ans. Mais pour tous les âges, il est nécessaire de laisser la porte ouverte aux questions. Ces questions peuvent venir tout de suite ou apparaitre plusieurs mois après. Le plus important est de laisser cette porte ouverte en permanence et dire répondre en prenant la mesure de ce que j'ai écris plus haut.

6. Il est nécessaire de parler d'amour

Le divorce fait partie de l'expérience de certains couples parce que le conflit fait partie de la vie. Mais l'enfant a besoin de savoir que, malgré la perte d'amour des parents entre eux, il reste profondément aimé par leur parent.

Conclusion

Le divorce n'est jamais facile pour tous ceux qui y sont impliqués. C'est une expérience émotionnellement difficile pour tout le monde. Mais ce qui est important à retenir est la vulnérabilité de l'enfant. La tâche principale est alors que les parents aident leurs enfants à s'adapter avec succès, d'être là pour eux en leur assurant qu'ils sont aimés et protégés.

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Mary Gohin - dans Communication
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 16:06

 

Certaines personnes ne supportent pas d'être seul, même s'ils ne l'ont jamais été. Ils rejettent l'idée et se précipitent dans une liaison en réfléchissant surtout au fait qu'ils ne seront pas seuls.

Je rencontre dans mon cabinet des gens comme cela, qui viennent chercher l'explication d'un manque d'engagement de leur partenaire.

La plupart du temps, ils ont commencé par fuir leur milieu familial, quittant père et mère pour suivre un partenaire, persuadés d'aimer plus la personne que la relation en elle même. Or le fondement boiteux ne tarde pas à faire éclater le couple et la personne qui cherchait coûte que côute le partenaire, se retrouve à chercher de nouveau un autre amant capable de s'engager sur le long terme, sans analyser vraiment son besoin profond de relation qui mine ses actions.

J'ai suivi aussi un couple bâti sur ce sentiment de panique, venu consulter parce que lui se déclarait ne pas être prêt à être mari et beau père d'une petite fille née d'une précédente union. Ils s'aimaient, nulle doute à ça. Mais ne parvenait pas à se faire comprendre parce que les raisons profondes de l'un comme de l'autre n'avaient jamais été réellement exprimées.

Or, malgré nos relations interpersonnelles, nous sommes fondamentalement isolés les uns des autres. Reconnaîre cette solitude c'est apprendre les récompenses des relations et connaître les limites de ces relations. Nous ne pouvons pas tout obtenir des autres. Ce que les autres nous donnent est un cadeau, pas l'essence de notre bien être.

En somme, plus nous paniquons à l'idée d'être seul, plus nous sommes susceptible de le rester et d'être de plus en plus désespéré.

Voici ce qui est important de ne pas oublier :

1. Une relation d'amour ne nous empêchera pas de mourir un jour

Il faut alors apprécier pleinement le temps que nous partageons avec ceux que l'on aime et qui nous aiment

2. Une relation d'amour ne nous empêche pas de vivre le pire

Le soutien que nous apporte les autres peut nous aider à affronter le pire

3. Une relation d'amour ne peut pas être notre identité unique et suffisante

Pour former un couple, il faut deux êtres disctinctes, deux "je" qui pourront s'affirmer "nous".

4. Une relation d'amour ne nous enlève pas notre responsabilité personnelle

Dans un couple, chacun aide l'autre et le couple s'aide mutuellement

 

L'amour n'apporte pas tout et loin de là ! Il n'est qu'un fondement à une relation possible. Pas une fin en soi.

Cependant, (et c'est pradoxiale, il est vrai) en acceptant les limites de ce que la reation peut nous donner, nous nous ouvrons à de nombreuses possibilités. Et ces possibilités peuvent être très riches.

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Mary Gohin - dans Communication
29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 10:40

Définition brève de l'anxiété

L'anxiété est un état désagréable, né d'un sentiment d'inquiétude, qui se manifeste par un comportement nerveux, affectant plus ou moins notre vie quotidienne. 

C'est comme un signal indiquant qu'il y a un danger potentiel. 

Certaines personnes ont une cause identifiable de leur anxiété. Cela peut être le résultat d'un accident, d’un traumatisme ou la conséquence d'un événement de vie stressant. 

Mais d'autres personnes, c'est-à-dire la grande majorité d’entre nous, n'ont pas de "grande" cause identifiable pour leur anxiété. Ce sont de multiples détails, sortes de gouttes d'eau qui remplissent le seau de notre état présent. Chaque goutte d'eau s'ajoutant aux autres, le seau va finir par se remplir complètement et déborder. Cette métaphore explique bien comment une cause qui nous semble petite devient le déclencheur d'un état insupportable. Cela permet aussi de bien comprendre pourquoi nous avons besoin de bonnes habitudes régulières pour gérer notre anxiété, comme autant de petits trous dans le seau qui vont lui permettre de ne jamais être plein. 

Portrait de l'empereur Decius, donnant l'impression d'angoisse

Les attitudes à éviter

Face à l'anxiété, nous prenons parfois des mesures qui conduisent à des réactions nocives. Voici les plus courantes : 

1. La colère.  

Pour supprimer l'anxiété, on a recours parfois à une colère rapide. Or, en état de colère, nous allons rechercher à faire mal à l'autre. Nos mots vont dépasser notre pensée et malheureusement être "retenus". 

2. Le renoncement ou l'évitement

Au lieu d'afficher nos préférences ou d'aller vers ce que l'on veut, on est parfois capable d'y renoncer. Mais ce mensonge que l'on fait à soi même peut aller jusqu'à entrainer un effondrement dépressif avec une perte de la confiance en soi. 

De la même façon, similaire au renoncement, le fait d'éviter d'entrer dans une situation anxiogène produit un soulagement qui sera de toute façon de courte durée parce que si la situation se présente à nouveau, l'anxiété va être encore plus présente puisque le message de danger aura été renforcé par le comportement d'évitement.

3. La distraction addictive.

Pour échapper à l'inconfort de l'état d'anxiété, on peut chercher à se "distraire" c'est à dire à tenter d'oublier notre anxiété. On peut alors se réfugier dans l'alcool, s'abrutir d'habitudes obsessionnelles liées à l'alimentation, au travail, au sexe ou au sport. 

Les stratégies apaisantes

Chacune des stratégies apaisantes ci-dessous concernent les états anxieux sans 'grande' cause telle qu'un traumatisme ou un événement douloureux. Elles peuvent s'appliquer à la plupart de nos états anxieux et se proposent comme un antidote à l'une des trois attitudes à éviter dont j'ai parlé dans le précédent chapitre. 

Je vais les illustrer avec des exemples, l'un pris au travail, l'autre pris dans le couple.

1. Demandez au lieu d'interpréter

Quand l'autre ne dit pas ce qu'il pense et que nous le lui demandons pas ce qu'il pense, nous pensons à sa place. Mais souvent, en cas d'anxiété, nous pensons beaucoup plus négativement  que l'autre ne pense réellement. On a alors l’impression de maitriser le futur puisque nous envisageons le pire. Mais ce pire ne fait qu’accentuer notre anxiété.

En posant des questions pour connaitre la pensée de l'autre, on recueille des informations fiables et intéressantes. 

Mais attention. Il est nécessaire d'être également attentif à :

- ouvrir les questions pour avoir des informations réellement informatives

- s’attacher à écouter les réponses parce qu’en état anxieux, on a tendance à ne pas écouter les réponses

- continuer à poser des questions jusqu'à ce que le niveau d'anxiété ait réellement diminué

Exemples : 

1. 

Danièle a reçu la moitié de la prime qu'elle escomptait obtenir en ce début d'année. Elle s'inquiète vraiment parce qu'elle pense avoir déçu son N+1 sur la conclusion d'un dossier traité en septembre. Au lieu d'éviter ou de renoncer à savoir si la raison qu'elle pense est la bonne ou la mauvaise raison, Danièle décide d'aller poser directement la question : 

- Que pensez-vous de ma prime de cette année ?

- Oui, vous avez raison d'en parler. C’est de ma faute, j’ai oublié de le faire. Nous avons été obligés de couper le montant en deux à cause des difficultés rencontrées au dernier trimestre. Mais ne vous inquiétez pas, c'est pareil pour tous ceux qui la méritent et vous ne tarderez pas à toucher l'autre moitié. 

L'anxiété de Danièle a pratiquement disparu. Oui, il y avait des problèmes avec sa prime, mais non, ce n'était pas parce que le dossier de septembre s'était mal conclu que sa prime était divisée par deux. 

2.

Virginie est en couple avec Dominique dont le travail nécessite parfois des déplacements internationaux. Cet été, Dominique doit aller 5 jours en Californie, et Virginie aimerait l'accompagner car la région l'attire. Mais comme Dominique est très secret vis à vis de son travail, elle n'ose pas lui poser la question. Plus le temps passe, plus elle s'angoisse. Décidant de ne plus être en perpétuel état d'anxiété, elle pose enfin la question : 

- Qu'est ce que tu dirais si je t'accompagnais en Californie ? 

- Mais c'est une très bonne idée. Figure-toi que j'y pensais mais que je n'osais pas te poser la question. Surtout qu'il m'est tout à fait possible de prolonger la conférence par des jours de vacances que l'on passerait là-bas ensemble. 

Encore une fois, la question posée permet d'éclaircir une situation et d'enlever le trop plein d'angoisse. 

2. Recourir aux pensées frontales.

Fuir les problèmes aggrave l'anxiété à leur sujet. En revanche, leur faire face, aussi effrayant que cela puisse paraître, permet de rechercher des solutions. 

Une bonne façon de commencer à répondre à vos problèmes d'anxiété est de lister toutes les pensées qui agitent les sentiments d'anxiété.  

Une fois que vous avez énuméré les pensées, reprenez les une à une et commencez à poser les bonnes questions pour obtenir des informations et envisager les diverses solutions. 

Exemples

1. 

Sébastien a énuméré les préoccupations multiples qui l'avaient conduit à ressentir un état d'anxiété intense lorsqu'il avait découvert le montant de sa prime annuelle. La première était de savoir comment son chef hiérarchique estimait le travail qu'il avait accompli sur le dossier difficile du dernier trimestre. La seconde était de savoir comment le remaniement managérial prévu allait affecter son poste. La réponse obtenue à propos de la prime n'était pas suffisante pour faire disparaitre toute l'anxiété ressentie et accumulée. Sébastien a alors pensé ses questions et pensé également à toutes les réponses possibles, les négatives (que son chef hiérarchique n'était pas content de ses résultats, que le dossier avait été mal conclu, que son poste allait disparaitre...) comme les positives (que son chef était satisfait de son travail, que le dossier avait eu une conclusion correcte au regard des circonstances, que le remaniement ne changerait rien à sa façon de travailler...). Il a ensuite envisagé son attitude face aux réponses négatives (refaire son CV, chercher un autre travail...) comme celle face aux réponses positives avant d'aller poser réellement les questions. 

2. 

Virginie n'a pas que l'attrait de la Californie pour seule raison d'accompagner Dominique. Sa grande préoccupation est de savoir ce que fait Dominique lors de ces déplacements quand il participe à des conférences ou des cours aux quatre coins de la planète. Pourquoi ne dit-il rien ? Pourquoi ne lui propose t il jamais de l'accompagner alors qu'il connait ses dates de congé ? Comment ça se passe ? Qui voit-il ? Etc... En listant ces questions, elle imagine les réponses, les pires comme les meilleures. Puis elle envisage son attitude face au pire comme au meilleur. Cette liste va lui permettre d'ouvrir le dialogue sur toutes ses préoccupations qui ont fini au fil des mois par remplir son seau d'angoisse. 

3. Laissez les pensées de l'avenir dans l'avenir. Concentrez-vous plutôt sur le présent.

Tenir l'avenir au premier plan immédiat, comme si l'avenir était dans votre présent, accentue les problèmes d'anxiété. Les pensées sur le futur génèrent la peur sans résoudre supprimer leur aspect angoissant. 

En revanche, vivre dans le présent, favorise un état de flux. Cela permet de le préciser puis de planifier une stratégie générale face à l'avenir. Globalement, rester sur l'ici et le maintenant engendre un sentiment de bien-être.

Exemples

1. 

Sébastien s'est rendu compte que l'angoisse avec laquelle il se réveillait tous les matins envisageait le futur, un futur négatif. S'inquiéter de ce que son chef hiérarchique serait susceptible de faire suite au remaniement et à la mauvaise résolution du dernier dossier bloquait son attention à faire correctement son travail dans le présent. Il a remarqué alors qu'il avait tendance à envisager le futur toujours sous l'angle négatif. Cette habitude engendrait une anxiété inutile dans tous les domaines de vie. 

En prenant conscience de cette mauvaise habitude, il s'est mis à penser autrement ses problèmes. Ce n'est plus "Que faire si...(le pire arrive)", mais "est-ce que je peux faire quelque chose aujourd'hui pour ce problème ?" Si quelque chose est possible, alors il lance une action. Mais, au contraire, si rien n'est possible encore, il remet son problème dans le futur. Il se recentre sur le présent.

2.

Virginie et Dominique ont réussi à communiquer sur ce qu'il ressentait et aimerait. Virginie a ainsi compris que son attitude anxieuse vis à vis des futurs déplacements de Dominique 

avait conduit Dominique à ne rien communiquer sur ses déplacements. Virginie pensait que si Dominique ne communiquait rien sur son travail c'est parce qu'il avait quelque chose à cacher. Dominique évitait d'aborder le sujet des déplacements parce qu'il sentait Virginie tendue et anxieuse. En parlant ainsi sur ce qu'il pensait chacun, ils ont recréé l'intimité psychologique indispensable au bien être du couple. Ils ont travaillé leur communication sur le présent. 

 

En somme, l'anxiété est très souvent mauvaise conseillère. Il faudrait pouvoir agir le plus rapidement dessus, pour repenser le présent et remettre dans le futur l'inquiétude qui appartient au futur. Il ne s'agit pas de nier le problème, mais de le penser autrement. 

 "L'inquiétude est l'intérêt que vous payez sur quelque chose que vous n'avez pas encore acheté." 

Si bien, lecteur, vous avez une autre stratégie efficace pour diminuer l'anxiété et faire des petits trous à ce seau qui ne cesse de se remplir, n'hésitez pas à poster l'idée dans un commentaire. 

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Mary Gohin - dans Communication
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 11:23

Parler au voisin que l'on rencontre dans la rue ou parler au commerçant de notre quartier est assez simple. Il suffit souvent de connaître les mots et les formules de politesse pour passer pour quelqu'un d'aimable et de sympathique. 

Mais parler à celui que l'on aime, parler à ses amis ou ses collègues est parfois beaucoup plus compliqué. On dit quelque chose que l'on croit anodin mais que l'autre interprète de façon négative ... et c'est le début d'une discussion qui vire au conflit ouvert avec la douleur et la colère qui font que tout part hors de notre  contrôle. 

Il existe alors des règles de communication, relativement faciles à mettre en place à partir du moment où l'on comprend que cette gymnastique de l'esprit ne peut qu'avantager la relation. 

Les-mots-qui-tuent.jpg

Les mots à éviter 

"mais..."

Au milieu d'une phrase, le "mais" supprime tout ce qu'il y avait avant, comme une soustraction. 

- Oui, ça me fait plaisir, mais tu n'aurais pas du.

- C'est un bon travail, mais il y a des points à éclaircir

Il est alors préférable de couper la phrase en deux. 

- Oui, ça me fait plaisir. Tu n'aurais pas du. 

- C'est un bon travail. Pourquoi ne pas l'améliorer encore en éclaircissant certains points ? 

 

"ne... pas"

La phrase négative a tendance à rejeter l'autre. 

- Je ne viens pas avec toi. Je suis fatigué. 

- Tu n'as pas sorti le chien ? 

Utilisons alors la phrase affirmative 

- Je préfère rester à la maison parce que je me sens fatigué. 

- Le chien est sorti ? 

 

"Je veux"

C'est une façon de s'imposer et non de s'affirmer. En s'imposant on ne laisse pas de place à l'autre qui, alors, est obligé soit de s'écraser soit de s'imposer à son tour. 

Le "Je veux" peut être avantageusement remplacé par le "Je voudrais" ou "J'aimerais". 

- Je veux rester à la maison. Je suis fatigué. 

- J'aimerais rester à la maison. Je suis fatigué. 

 

"Je dois"

C'est une façon de retirer le choix à l'autre qui, alors peut se sentir écarter de la décision. 

- Je dois me lever tôt demain pour travailler

En utilisant "je pourrais", on donne à l'autre la possibilité de comprendre et donc de donner son avis. 

- Je pourrais me lever tôt demain pour travailler. 

 

" Tu"

C'est le mot mortel dans une dispute parqu'il appelle tout de suite la notion de blâme. Je dis toujours que "le tu tue" parce qu'il agresse et que l'autre ne peut pas écouter ce qui est dit et ne peut que répondre en se défendant. Le 'tu" est alors vraie provocation à nier. 

- Tu ne m'écoutes pas

Il faut essayer le plus possible de passer par le "je" pour dire ce que l'on pense. 

- J'ai l'impression de parler dans le vide. 

Conclusion

Comme nous sommes responsables de notre communication, cela pourrait faire penser qu'il suffit de penser avant de parler pour éviter les mots qui peuvent tuer la discussion.

Mais la communication est une interaction. L'autre est autant responsable que nous de ce qui s'y passe. La répartie est souvent difficile à penser avant de parler. Si, en plus, l'autre n'obéit pas aux mêmes règles que nous, nous avons l'impression que si nous parlons en évitant les mots qui tuent, nous allons perdre la face et passer pour quelqu'un de faible.

Cependant, comme la communication est une interaction, en évitant les mots qui tuent la discussion, l'autre peu à peu suivra instinctivement notre exemple.

Le maître mot de toute interaction entre amis comme dans un couple est le respect de l'autre. C'est sur ce principe qu'il est possible de bâtir un dialogue constructif.

 

 

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Mary Gohin - dans Communication
15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 10:38

Définition brève

L'affirmation de soi est une qualité qui permet d'être sûr de soi sans être agressif. Or, cette qualité est une compétence qui s'apprend.

En relations interpersonnelles, c'est un mode de communication que l'on appelle "communication assertive".

L'affirmation de soi est alors une attitude qui respecte à la fois l'autre et à la fois soi-même.

Votre affirmation de soi est optimum si :

- vous exprimez votre propre opinion et vos sentiments quand il le faut,

- vous dites "non" sans vous sentir coupable,

- vous demandez ce que vous voulez en respectant l'autre,

- vous êtes capable de prendre des risques s'ils sont raisonnables,

- vous savez ne pas vous affirmez quand vous sentez qu'il est préférable de ne rien dire.

                                   

Les dangers de la non affirmation de soi

Quand on ne sait pas s'affirmer, on se sent souvent mal dans sa peau et on ne parvient pas à obtenir ce qui nous est dû. On a peur du jugement des autres et on a du mal à exprimer des sentiments positifs ou faire des compliments. Cela peut même entraîner un sentiment de culpabilité provoquant une anxiété généralisée.

Pourquoi s'affirmer ?

S'affirmer ce n'est pas être égoïste

Quand nous nous affirmons, nous mettons nos propres besoins sur un pied d'égalité avec les besoins des autres. De plus, nous nous pouvons même nous rendre utile à d'autres personnes.

S'affirmer ce n'est pas être agressif

Quand pour nous affirmer nous utilisons la communication assertive, nous disons ce que nous ressentons, ce que nous pensons. Nous différencions l'acte de la personne.

Exemple : Vous êtes au cinéma et derrière vous, alors que le film a commencé, deux personnes continuent de parler. Vous vous retournez et dites "Excusez-moi, pourriez vous arrêter de parler maintenant que le film a commencé."

Vous dites tout haut ce que d'autres certainement pensent tout bas et vous n'avez pas dit "Mais arrêtez de parler !", injonction qui aurait été agressive. 

Il y a toujours des gens déraisonnables, mais la plupart du temps, si vous vous affirmez comme cela, vous serez étonné de la facilité de le faire et de l'accueil rencontré.

S'affirmer est sécurisant

En observant autour de vous les personnes qui savent s'affirmer, vous remarquerez que l'on a tendance à les respecter plus que les autres. En effet, c'est pratiquement rassurant d'avoir en face de soi des gens qui savent le faire parce nous savons où nous en sommes et où nous allons avec eux.

Comment s'affirmer ?

C'est là un point crucial parce que c'est en s'affirmant que l'on apprend à s'affirmer. S'affirmer la première fois est très difficile et devient de plus en plus facile au fur et à mesure où on s'affirme.

La première étape est donc de le faire une première fois. Pour cela, il faut choisir une situation facile de façon à être certain de réussir.

Le plus souvent je dis à mes patients de choisir une boulangerie, un jour où vous ne gênez personne derrière vous. Quand la boulangère vous tend votre pain, vous dites que vous la préférez plus cuite ou moins cuite. Si vous le dites sans agressivité, simplement parce que c'est votre besoin à vous, alors vous savez que vous vous êtes affirmé.

La seconde étape est de faire la liste des situations dans lesquelles vous aimeriez être plus affirmé. Classez les en fonction des difficultés que vous imaginez avoir à rencontrer.

A côté de chaque situation recensée, notez ce que vous aimeriez dire, toujours en pensant affirmation de vos sentiments et non expression de votre colère.

La troisième étape se déroule en situation listée. Mais il ne s'agit pas encore de dire ce que vous estimez devoir dire.

Il s'agit juste de vous observer et de mémoriser ce qui s'est réellement passé : vos réponses, votre attitude, vos émotions et vos craintes. .

Reprenez votre liste et relisez ce que vous aviez imaginé devoir dire. Au besoin, vous pouvez "corriger" "rectifier" et repenser ce que vous aimeriez dire.

Observez vous autant de fois qu'il le faudra pour un jour réussir à dire ce que vous avez tant besoin de dire.

Pour cette première vraie fois, n'oubliez pas de :

- parler clairement sans redondance en utilisant le "je" dans vos phrases,

- regarder l'autre en face à face sans fuir son regard,

- rester poli, respectueux en restant ferme.

En parallèle, il est également nécessaire de travailler sur deux autres plans :

1. l'acceptation des critiques des autres

Les critiques (à condition bien sûr que ces critiques ne soient pas des insultes) permettent d'apprendre sur soi quelque chose d'important.

Il ne faut pas oublier que les autres nous voient agir et pensent quelque chose de nous à partir de nos comportements. La critique peut alors être l'occasion de dire ce que nous pensons et de rectifier le comportement qui entraîne la pensée de l'autre. .

Dominique : "Tu es vraiment égoïste !"

Claude : "Pourquoi tu dis ça ?" 

Dominique : "Tu arrives encore en retard ce soir et le diner est froid."

Dans ce type de discussion qui peut mener facilement au conflit, accepter la critique va permettre aux partenaires de ce dialogue d'arriver à un compromis. (voir mon article sur les compromis). Ce compromis peut être par exemple à ce que Claude prévienne Dominique en cas de retard. 

2. l'expression des compliments et des sentiments positifs

Il ne s'agit pas de s'esclaffer "oh comme c'est gentil de mettre la table:" tous les soirs, mais simplement de dire ce que l'autre a besoin d'entendre au moment où il en a besoin. Il faut donc améliorer sa compétence d'empathie et déceler les besoins de ceux que l'on aime. 

 

Conclusion 

N'oubliez pas que dans l'affirmation de soi, il y a l'idée d'avoir le droit de dire effectivement mais aussi le droit de choisir de ne pas dire. 

Par exemple, il n'est pas vraiment souhaitable d'aller voir votre plus vieil ami et de lui dire : "Au fait, tu sais tu m'as fait de la peine il y a 20 ans quand tu .... " Laissons au passé ce qui est au passé et apprenons à gérer le présent pour préparer l'avenir. Mais là c'est un autre article à écrire sans doute. 

 

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Mary Gohin - dans Communication

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Mary Gohin

Psychologue, Hypnothérapeute

 

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